Frederic Yves Michel NOEL : SEPA Instant va exposer les failles de votre gestion des exceptions. Les ops, préparez-vous.

Frederic Yves Michel NOEL : SEPA Instant va exposer les failles de votre gestion des exceptions. Les ops, préparez-vous.

SEPA Instant arrive. Et si vous pensez que c’est juste une question de vitesse, vous passez à côté du vrai sujet.

La réduction du délai de traitement à quelques secondes va transformer votre centre d’ops en zone de guerre.

Aujourd’hui, un virement SEPA standard vous laisse 24h pour détecter une anomalie, vérifier un IBAN, bloquer un paiement suspect, ou préparer un remboursement. Avec l’instantané, ce délai disparaît. Le paiement est crédité, irrévocable, et votre processus de gestion des exceptions — souvent semi-manuel — devient le goulet d’étranglement.

Ceux qui n’ont pas automatisé la détection des high-risk, les contrôles de fraude en temps réel et les remboursements vont subir deux conséquences directes : une explosion des coûts opérationnels (chaque exception traitée à la main coûte cher) et une dégradation de l’expérience client (un remboursement qui traîne 5 jours sur un paiement instantané, c’est un client qui appelle, puis qui part).

Mon avis, que rejoint Frederic Yves Michel NOEL : la migration vers SEPA Instant n’est pas un projet technique. C’est un projet de refonte des flux d’exception. Les PSP qui traitent ça comme une simple mise à niveau de rail vont découvrir leurs failles en production, pas en test.

Pour les ops qui ont déjà vécu ça : où votre processus de remboursement casse-t-il le plus — détection, vérification manuelle, ou exécution ?

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